Un moment de douce émotion

DelicesdeTokyo

 

 

 

 

 

 

 

 

J’ai vu ce film hier soir et reste sous le charme.
Je me suis laissé porté par le rythme lent de cette histoire.
A plusieurs reprises, mes yeux se sont embués de douces larmes tant j’étais ému. Notamment quand la vieille Tokue dit à Sentaro (son jeune patron) combien elle a aimé travailler avec lui et que le grand gaillard silencieux ne peut plus retenir ses larmes… Scène pleine de simplicité et de bienveillance où Tokue exprime son amour de la vie. Et elle ajoute (je cite de mémoire) : »Même si on ne réussit pas sa vie on peut lui donner du sens » ce qui, dans le contexte, est une parole forte et inspirante.

J’ai aimé ce film dans ses moindres détails (les gestes au travail, les regards, les silences, les lumières…) et surtout dans cette subtile qualité d’empathie qui se dégage de Tokue qui écoute et jamais ne juge, qui regarde et accueille avec douceur et légèreté tout en restant ferme sur ses valeurs (le respect des haricots=respect de la vie) et aspirations.

Ce film a nourri en moi des besoins de beauté (ah, ces cerisiers en fleurs dans les rues de la ville!), de sens (ma vie m’appartient) et de connaissance (la mise en perspective de cette histoire avec une facette de la grande Histoire du Japon).

J’ai ri, j’ai pleuré, je me suis laissé bercer par ce chant délicat et tendre… Que demander de plus?

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